Le Club Marketing territorial a changé de dimension. Rattaché au CNER, co-animé par deux responsables de réseaux, il prépare une évolution pour 2027 et un calendrier resserré, pensé pour les agents, agences et entreprises qui travaillent l’attractivité territoriale au quotidien.
Un Club Marketing territorial désormais rattaché au CNER
Plusieurs mois se sont écoulés depuis le dernier point d’étape publié sur ce site. Les changements intervenus entre-temps méritent d’être exposés clairement, car ils modifient le fonctionnement même du Club et la manière d’y participer.
Première évolution : le Club est désormais totalement rattaché au CNER. Ce rattachement met fin à une organisation hybride et installe le réseau dans un cadre stable, avec un pilotage identifié et des moyens mutualisés. Pour les collectivités adhérentes, l’effet est immédiat : un interlocuteur unique, des inscriptions centralisées et une programmation annoncée en amont.
Deuxième évolution : l’animation est partagée à trois voix. Yves Demangel, Directeur Pôle Marque et Réseaux de l’ADIRA, et Anaïs Marques, Responsable de la Communication au CNER, rejoignent la co-animation. Cette configuration associe une expertise opérationnelle sur les marques de territoire et une compétence éditoriale sur la communication territoriale. Le choix n’est pas anodin, il répond à une exigence formulée par plusieurs membres : sortir des échanges d’expériences pour produire des méthodes réutilisables.
Troisième évolution, la plus structurante : en 2027, le Club deviendra le Club Marketing territorial, attractivité et hospitalité. L’ajout du terme hospitalité traduit une réalité que les territoires connaissent bien ; l’accueil des habitants, des visiteurs et des nouveaux arrivants relève désormais de la stratégie marketing autant que de la qualité des services. L’enjeu dépasse la simple sémantique : il engage une refonte des méthodes, notamment sur la coordination entre promotion des territoires et politique d’accueil.

Pourquoi le rattachement au CNER change la logique de réseau
Les réseaux professionnels informels ont un mérite : la souplesse. Ils ont aussi une faiblesse récurrente, la dépendance à quelques personnes et la difficulté à capitaliser les échanges. Le rattachement au CNER corrige ce point en inscrivant le Club dans une structure qui produit des publications, organise des événements et dispose d’une capacité de diffusion auprès des agences d’attractivité et des intercommunalités.
Concrètement, un chargé de mission en développement local qui assiste à une réunion repart avec un cadre commun, un vocabulaire partagé et des documents exploitables. Cette logique de capitalisation distingue un club thématique d’un simple cycle de conférences.
Cinq à six réunions en 2027 : le nouveau rythme du Club Marketing territorial
Le calendrier 2027 comptera entre cinq et six réunions. Quatre d’entre elles se tiendront à distance, en visioconférence. Une autre s’inscrira dans le Forum du CNER, un événement payant. La dernière prendra la forme d’une Grande journée organisée au CNER, à Paris, avec une participation gratuite.
| Type de rendez-vous | Format | Conditions d’accès |
|---|---|---|
| Réunions de travail (4 sessions) | Visioconférence | Gratuit pour les adhérents et cotisants, inscription obligatoire |
| Réunion durant le Forum du CNER | Présentiel | Événement payant, accès ouvert aux non-cotisants |
| Grande journée au CNER, Paris | Présentiel | Participation gratuite, inscription obligatoire |
Ce format hybride répond à une contrainte connue des agents territoriaux : la mobilité. Quatre sessions à distance permettent de maintenir un rythme régulier sans mobiliser deux journées de déplacement. Les deux rendez-vous en présentiel conservent, eux, la fonction que la visioconférence ne remplace pas ; la construction de relations durables et les échanges informels entre pairs.
Une programmation bâtie sur l’innovation territoriale
La diversité des formats n’a de sens que si les contenus suivent. Les thématiques annoncées prolongent les travaux engagés sur les marques territoriales valorisant le Made in, sur la gouvernance de l’attractivité territoriale et sur l’intelligence artificielle appliquée au marketing territorial. Autant de sujets qui traversent aujourd’hui les stratégies locales.
Un club utile est un club qui documente ses tâtonnements. Les échecs de positionnement de marque, les campagnes peu suivies d’effets, les dispositifs d’accueil mal relayés : ces retours d’expérience valent souvent plus que les réussites médiatisées.
Rejoindre le Club Marketing territorial : conditions et inscription
Le principe reste simple, mais il suppose de distinguer deux situations. Voici les modalités en vigueur :
- Adhérents ou cotisants au CNER : participation gratuite, avec inscription préalable obligatoire.
- Non-adhérents : accès à la Grande journée au CNER, gratuite, et possibilité de participer à la réunion organisée pendant le Forum du CNER, événement payant.
- Adhésion au CNER : possible, portée par l’organisation elle-même, qu’il s’agisse d’une agence, d’une collectivité territoriale ou d’une entreprise.
- Questions pratiques : elles peuvent être adressées directement à l’animation du Club, qui oriente vers le bon interlocuteur.
Ce cadre a un mérite, la transparence. Un réseau professionnel perd sa crédibilité lorsqu’il laisse planer le doute sur ses conditions d’accès. Ici, la règle est écrite : cotisation de l’organisation d’un côté, gratuité sur les rendez-vous ouverts de l’autre.
La prochaine réunion au Forum DEV&CO à Orléans
Le prochain rendez-vous est fixé pendant le Forum DEV&CO, à Orléans, les 18 et 19 novembre 2026. Le programme complet de l’événement est consultable en ligne, et il constitue une bonne entrée en matière pour les structures qui hésitent encore à s’engager sur l’année suivante.
Pour préparer ce type de rendez-vous, une base commune s’impose. Les fondamentaux du marketing territorial appliqués aux collectivités et les formations dédiées à l’attractivité permettent d’arriver avec des questions précises plutôt qu’avec une posture d’observation.
Ce que ce réseau apporte concrètement à la communication territoriale
Prenons un cas type. Camille coordonne l’attractivité dans une intercommunalité de 80 000 habitants. Sa collectivité a lancé une marque de territoire, obtenu un budget de campagne, puis constaté un écart entre la visibilité obtenue et les installations effectives. C’est exactement le genre de situation qui se travaille en club : comparer les dispositifs, identifier les points de friction, tester des hypothèses auprès de pairs qui ont connu le même décalage.
L’intérêt d’un réseau tient moins à la somme des bonnes pratiques qu’à la confrontation des contextes. Une agence d’attractivité ne dispose pas des mêmes leviers qu’une commune rurale ou qu’un département. Croiser ces échelles évite de transposer sans discernement des recettes conçues ailleurs.
La dimension hospitalité, intégrée au périmètre du Club pour 2027, prolonge cette logique. Attirer ne suffit plus si l’expérience d’arrivée déçoit. La dimension émotionnelle du désir d’évasion et les attentes de qualité de vie pèsent désormais autant que les arguments économiques classiques.
Un club qui dure est un club qui accepte de réviser ses cadres. Le passage au CNER, la co-animation à trois et l’évolution vers l’hospitalité en 2027 constituent moins une refonte qu’un ajustement : celui d’un réseau qui préfère la méthode à l’effet d’annonce.
