Au début de l’année, la première xénotransplantation expérimentale a été annoncée : Un patient humain atteint d’une maladie cardiaque a reçu un cœur de porc génétiquement modifié pour éviter le rejet. Bien qu’initialement réussie, l’expérience a pris fin deux mois plus tard lorsque la transplantation a échoué, entraînant la mort du patient. À l’époque, l’équipe n’avait pas divulgué de détails sur ce qui avait mal tourné. Mais cette semaine a vu la publication d’un document de recherche qui passe en revue tout ce qui s’est passé pour préparer la transplantation et les semaines qui ont suivi.

L’échec de la transplantation, déclenché par la mort d’un grand nombre de cellules musculaires dans le cœur transplanté, y figure en bonne place. Mais la raison de cette mort n’est pas claire, et les signes typiques de rejet par le système immunitaire n’étaient pas présents. Il faudra donc attendre un peu pour comprendre ce qui a mal tourné.

Un départ solide
Dans l’ensemble, l’article dépeint le receveur d’organes David Bennett comme un patient qui était sur le point de mourir lorsque la transplantation a eu lieu. Candidat évident à une transplantation cardiaque, il n’a été maintenu en vie que grâce à l’utilisation d’un dispositif permettant d’oxygéner son sang à l’extérieur de son corps. Mais le patient avait ce que les chercheurs appellent une « mauvaise adhésion au traitement », ce qui a conduit quatre programmes de transplantation différents à lui refuser une greffe de cœur humain. C’est alors que lui et sa famille ont accepté de participer au programme expérimental de xénotransplantation.